Procrastiner
Blog, Développement personnel

La procrastination : comment l’atténuer ?

Comment atténuer la procrastination ?


Aujourd’hui je vais vous parler d’un sujet qui me touche car j’en souffre : la procrastination.
Ce que je vous propose dans cet article n’est pas une solution toute faite pour arrêter de procrastiner. Non, ce que je vous propose c’est de comprendre ce qu’est la procrastination et comment ceux qui luttent contre, le vivent au quotidien. Et je vais vous parler des outils que j’ai testés, des expériences que j’ai menées et qui peuvent atténuer cette manie de tout remettre à plus tard.

Qu’est-ce que la procrastination ?


Procrastiner c’est remettre au lendemain ce que l’on doit faire.
On trouve toujours une tâche, la plupart du temps inutile, à faire à la place. Que ce soit faire une recherche sur internet qui aurait dû prendre quelques minutes qui se sont transformées en heures, regarder la télé, jouer sur internet (c’est ma manière de procrastiner en ce moment) ou aller sur les réseaux sociaux.
Mon dernier exemple en date de procrastination : prendre rendez-vous pour la vidange de ma voiture. Entre le moment où le voyant s’est allumé sur le tableau de bord et le jour où j’ai pris mon téléphone pour fixer l’intervention, 10 jours ont passé.

La procrastination me tient compagnie depuis le collègue, sauf que je ne savais pas que ça s’appelait comme ça.
Je me rappelle encore des rédactions / dissertations ou des devoirs maison en maths qu’on nous donnait avec un délai de réalisation de 2 semaines et que je commençais, au mieux 2 jours avant, au pire la veille au soir en y travaillant une grande partie de la nuit.
On pourrait croire que c’est parce que je n’aimais pas ces matières mais même pas car, à l’époque du collègue et lycée, j’adorais les maths.

Alors pourquoi remettre au lendemain ? Dans quel intérêt ?

Qu’on soit bien d’accord, il n’y a aucun intérêt à faire cela !
C’est stressant ; On n’est pas productif ; On s’en veut quand l’échéance arrive et qu’on rend un travail bâclé ; Notre confiance en nous diminue et encore plus si on est perfectionniste.
En fait, on procrastine car on recherche une satisfaction immédiate et pour cela on met de côté les choses pas sympa à faire. Et à la fin de la journée, quand on analyse ce qu’on a fait, on s’aperçoit que la to-do list n’a pas diminué. Elle s’est même enrichie des tâches à faire du lendemain.

Dans la vie quotidienne c’est une difficulté mais dans la vie professionnelle c’est un problème.
En effet, si on n’a pas fait les courses ou la vaisselle, on finira bien par le faire quand on n’aura plus rien à manger ou plus d’assiette propre. Mais au boulot, cela peut remettre en cause un projet, mettre en difficulté une équipe, empêcher une promotion.

Et encore, je dis que c’est une difficulté ou un problème mais cela peut être pire !
Je m’explique : quand on a une échéance (une date pour un travail à faire ou plus de chaussettes propres), on finit toujours par passer à l’action. Le hic, c’est quand on n’a pas d’échéance.

Comment passer à l’action quand on n’a pas d’échéance ?

C’est le plus difficile pour moi et pour bien d’autres personnes je pense.
Aujourd’hui je suis entrepreneur, c’est à dire que je travaille seule, à mon compte et que si je procrastine, je n’aurai pas de client donc pas de rémunération – CQFD. Ma problématique est que je n’ai pas de d’échéance à respecter : ma to-dolist est pleine mais mon calendrier vide. J’avance donc à mon rythme (au ralenti quoi) et cette liste de tâches à faire ne diminue pas. Et la conséquence directe est un moral et une confiance en moi en dents de scie. Mais contrairement au cordonnier mal chaussé, je travaille sur moi-même en continu car l’épanouissement personnel s’entretient au quotidien.

Finalement je me suis faite une raison sur ma manière d’être et j’essaie d’atténuer cela en mettant en place des alternatives pour quand même passer à l’action tant au niveau pro que perso.

Trouver sa propre organisation

Trouver son organisation
Je sais que je n’ai pas de mémoire, alors j’ai toujours un carnet ou mon téléphone et son application de notes pour écrire ce que je ne dois pas oublier. Je programme aussi l’envoi de mes sms, pour les anniversaire entre autre.
Pour diminuer ma procrastination et plus facilement passer à l’action, j’ai, de la même manière, testé différents outils. Je n’ai pas encore trouvé le bon donc si vous en avez d’autres, je suis preneuse.
Les outils que j’ai testé : Trello, le rétro-planning sur tableur, les to-do list.
Tous ces outils ont 2 choses en commun qui me sont indispensables pour atténuer ma procrastination en passant à l’action : le découpage en tâches et la planification.

Le découpage en tâches ou l’art d’avancer à petits pas

Quand le sommet de la montagne parait inatteignable, il faut diviser la montée en étapes plus petites. Faire un pas après l’autre c’est être dans l’action.
Vous voulez un exemple concret ?
Dans ma to-do list pro, j’avais noté “Créer communication papier pour mon site internet”. C’est vaste et quand on n’y connait rien ça semble insurmontable, quant à y trouver une satisfaction immédiate, on repassera. Donc j’ai divisé cette tâche “Communication papier” en plusieurs petites avec leurs contraintes, soit :
1- trouver le design
2- créer le flyer
3- créer ma carte de visite
4- les faire valider par 2-3 amies
5- choisir l’imprimeur
6- commander les documents avant le 25 août, sachant qu’il faut compter un délai de 10 jours ouvrés entre la commande et la réception

Au final, j’ai commencé 2 jours avant l’échéance et donc stressée pour tenir les délais mais comme j’avais défini une date d’échéance précoce, j’ai tenu mon timing.

La planification : se définir des dates d’échéance anticipées

J’ai besoin d’avoir une date d’échéance pour me mettre en action, même quand c’est à la dernière minute.
Donc j’essaie le plus possible de mettre une date en face des tâches à effectuer pour ne plus procrastiner.

Et je dupe mon cerveau en anticipant cette date quand il y a un impératif lié. Cela me permet d’avoir une sécurité pour me retourner le cas échéant. Dans l’exemple précédent, la vraie échéance était le 1er septembre, mais j’ai bien fait de commander le 25 août étant donné qu’il a fallu faire ré-imprimer les documents qui n’étaient pas conformes la première fois.
De la même manière mon réveil matin a 7 minutes d’avance.
La difficulté de cette anticipation est qu’il faut qu’on reste convaincu que la date notée est la vraie échéance. Sinon cela n’a aucun intérêt.
AEC - Outils pour découper en tâches

Rendre des comptes

Ce qui marche bien pour moi, c’est de devoir rendre des comptes à quelqu’un. Comme à l’époque où j’étais étudiante et que je rendais mes devoirs aux profs.
Je suis aujourd’hui accompagnée dans ma création d’entreprise et tous les 15 jours, mon interlocutrice me demande ce que j’ai fait. Je déteste devoir dire RIEN, donc je fais en sorte d’avoir toujours effectué quelques tâches entre 2 rendez-vous.
On peut aussi travailler en binôme : cette personne attend que chacun fasse sa part de boulot, donc pas d’autre choix que de s’y mettre.

Faire appel à un coach peut également être une solution : le but d’un coaching est d’atteindre un objectif et pour cela il faut passer à l’action. Comme les rendez-vous avec son coach sont réguliers, c’est une manière de rendre des comptes. Ce n’est pas le rôle principal d’un coach, qu’on soit bien d’accord, mais c’est une manière de concevoir les choses.

Déléguer ou co-worker

Une autre manière d’avancer et de savoir déléguer les tâches qu’on ne sait pas faire et donc qu’on voudra encore moins attaquer, à des gens qui savent faire. Ok ça peut coûter de l’argent au niveau pro et il faut accepter que ça ne soit pas exactement fait comme on voudrait quand on délègue à son conjoint ou ses enfants par exemple. Mais au moins, c’est fait et on peut passer à une tâche qui nous plaît plus.

On peut aussi co-worker, c’est à dire travailler dans la même pièce qu’une autre personne.
On ne travaille pas forcément ensemble, mais le fait de voir cette personne travailler, nous force à nous y mettre aussi. En tout cas, ça marche pour moi ( merci C.).
Il y a de plus en plus d’espace de co-working, alors autant en profiter et en plus on étend son réseau professionnel et on peut avoir des informations, des retours d’expérience qui nous enrichissent. C’est tout bénef, non ?!

Travailler à son rythme

Ma croyance était qu’on est plus productif le matin que l’après-midi, donc qu’il faut se lever de bonne heure pour travailler (merci papa) !
Sauf que je ne suis pas du matin, et que je bosse aussi bien le soir, voir la nuit qu’à 8h (quand je suis debout). Donc maintenant je ne travaille plus à heures fixes mais quand je suis lancée, j’évite de m’arrêter car j’ai du mal à m’y remettre ensuite. Les journées sont parfois courtes mais au fur et à mesure, elles s’allongent donc c’est que je vais dans le bon sens.
Mais comme tout ce que je propose dans cet article, c’est chacun son organisation. Le but c’est vraiment de trouver celle qui vous convient le mieux pour être dans l’action.

S’accepter comme on est et déculpabiliser

J’aurai 35 ans dans quelques semaines donc je me connais assez maintenant pour savoir que je ne dois pas lutter contre ma nature profonde mais m’y adapter. Cela paraît bateau dit comme ça, mais ça m’apaise, ça diminue mon stress et me permet de réfléchir à une organisation qui me convienne mieux.
Je sais que je ne suis pas la seule à procrastiner et savoir que je ne suis pas seule sur le navire, permet de le faire avancer.

Se féliciter des tâches réalisées

Et cela sera mon dernier conseil : soyez fiers de ce que vous avez déjà fait. Chaque tâche réalisée n’est plus à faire !
Etre dans l’action c’est être acteur de sa vie et ne plus la laisser filer sans nous.
Se féliciter

Ma conclusion est que vous devez trouver votre propre organisation et surtout déculpabiliser d’être un procrastinateur.


Pour illustrer la procrastination et ce qui se passe dans le cerveau d’un procrastinateur, je vous invite à voir la vidéo suivante qui dure 14 minutes. J’ai découvert cette vidéo la semaine dernière et je trouve que Tim Urban explique très bien et avec humour ce que je vis.

2 Comments

  1. c’est tellement vrai tout ça ,je pense que chacun s’y reconnait un peu.
    j’ai pour ma part testé le faite de faire les choses pas à pas suite à une période très stressante,où tout devenait insurmontable :ranger les papiers ,préparer le repas en temps et en heure …bref les choses du quotidien qui en temps normale ne me dérange pas du tout.
    Avec l’aide moral de mon entourage et surtout de ma meilleure amie ,je me suis fixée une chose à la fois .Une fois réalisé ,j’étais super contente et passer à une autre chose à faire ;au final j’étais plus détendue pour entreprendre mes activités et au bout de 2 semaines de mal être ,j’ai réussi à me reprendre en main.
    Cet épisode de stresse n’est pas si loin ,c’était cet été, mais j’ai fait beaucoup de chemin et cela me rassure,m’aide à avancer

    1. Bonjour et merci pour votre témoignage.
      Une tâche après l’autre c’est la meilleure façon d’avancer quand on ne sait plus par quoi commencer.
      Prenez soin de vous,
      Amélie

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